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CPF : La grande désillusion ou ce qui change en 2026

Depuis le 26 février 2026, de nouvelles règles encadrent l’utilisation du Compte Personnel de Formation (CPF). Voici ce que vous devez absolument savoir avant de lancer votre prochain projet de formation.

1️⃣ Un plafond de financement drastique

Le CPF ne prendra plus en charge intégralement certaines formations si leur coût dépasse les nouveaux plafonds fixés :

  • 1 500 € pour les certifications et habilitations inscrites au Répertoire Spécifique (hors socle de compétences CléA) comme les CACES®.
  • 1 600 € pour les bilans de compétences.
  • 900 € pour la préparation au permis de conduire (véhicules légers).

Conséquence : Si votre formation dépasse ces montants, vous devrez compléter le financement avec vos propres fonds ou un cofinancement.

2️⃣ Le permis de conduire sous conditions

L’accès au financement du permis B est désormais restreint :

  • Si vous êtes demandeur d’emploi, aucune condition supplémentaire.
  • Pour tous les autres, un cofinancement minimum de 100 € est obligatoire (employeur, région, etc.).

Attention : Sans cette participation, votre CPF ne pourra pas être mobilisé.

3️⃣ Un délai de carence de 5 ans pour le bilan de compétences

Un second décret instaure une règle stricte : si vous avez déjà bénéficié d’un bilan de compétences financé par des fonds publics (France Travail, OPCO, État, Régions, etc.) au cours des 5 dernières années, votre CPF sera bloqué pour cette action jusqu’à l’expiration du délai.

Exemple : Si vous avez utilisé ce dispositif en 2024, vous devrez attendre 2029 pour en bénéficier à nouveau via votre CPF.

💡 Que faire maintenant ?

  • Vérifiez vos droits sur votre compte CPF avant de vous engager.
  • Anticipez les cofinancements si nécessaire.
  • Planifiez vos formations en tenant compte des délais de carence.

Ces changements visent à rationaliser l’utilisation des fonds publics, mais ils risquent de compliquer l’accès à la formation pour de nombreux bénéficiaires.

👉 Et vous, comment allez-vous adapter vos projets de formation ?

Schéma financement CPF après décret du 24-02-2026

Suivi individuel de l’état de santé des travailleurs : ce que les employeurs doivent retenir

Publié le 17 décembre 2025

Le décret n° 2025-355 du 18 avril 2025 modifie les règles de suivi médical des salariés, notamment pour la conduite d’engins et les travaux électriques. Voici les points essentiels à connaître pour les employeurs :

1. Objectif du décret

  • Optimisation des ressources médicales : Le décret recentre la surveillance médicale sur les postes à risques et les actions de prévention, en réponse à la pénurie de médecins du travail.
  • Portabilité des attestations : Les attestations de non contre-indications médicales sont désormais valables 5 ans et attachées au salarié, facilitant la mobilité professionnelle.

2. Attestation de non contre-indications médicales : quand et pour qui ?

  • Conduite d’engins : Obligatoire pour les équipements listés par l’article R. 4323-56 du Code du travail.
  • Travaux électriques : Nécessaire pour les travaux sous tension et les opérations au voisinage de pièces nues sous tension (ex : habilitations B1, B2, H1, H2, etc.).
  • Exclusions : Les consignations, essais, mesurages et opérations sur installations photovoltaïques ne sont pas concernés.

3. Modalités pratiques

  • Examen médical : Doit être réalisé avant la délivrance de l’autorisation de conduite ou de l’habilitation électrique. Il peut être intégré à la visite d’information et de prévention (VIP).
  • Délivrance : L’attestation est remise par le médecin du travail (ou un collaborateur médecin sous protocole). Elle est valable 5 ans et portable en cas de changement d’employeur.
  • Conservation : L’employeur doit conserver une copie de l’attestation pour justifier la délivrance des autorisations.

4. Aménagement du poste et recours

  • Aménagement possible : Si le médecin identifie une pathologie, il peut proposer un aménagement du poste.
  • Recours : En cas de refus de délivrance de l’attestation, le salarié ou l’employeur peut saisir le conseil de prud’hommes.

5. Dispositions transitoires

  • Les avis d’aptitude délivrés avant le 1er octobre 2025 restent valables 5 ans et tiennent lieu d’attestation.
  • Après cette date, les employeurs doivent vérifier la validité des attestations pour délivrer les autorisations.

6. Cas particuliers

  • Jeunes travailleurs : L’attestation ne s’applique pas aux jeunes affectés à des travaux interdits ou réglementés (aptitude médicale annuelle requise).

Pour aller plus loin

En résumé : Ce décret simplifie les démarches pour les employeurs tout en renforçant la sécurité des salariés. Pensez à vérifier la validité des attestations et à conserver les justificatifs nécessaires.

N’hésitez pas à partager cet article avec vos équipes RH ou responsables sécurité !

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En quelques mots

CPS FORMA spécialisée dans les formations à la prévention des risques professionnels.

Déclaration d'existence enregistrée auprès de la Préfecture de Midi Pyrénées N°73 31 06833 31. Cet enregistrement ne vaut pas agrément de l'état.

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